Prestations

Le cerveau et la moelle épinière, également qualifiés de «système nerveux central», contrôlent quasiment toutes les fonctions de l’organisme. Très diverses, les lésions ou les maladies du système nerveux central sont à l’origine d’un large spectre de symptômes. La précision et la rapidité du diagnostic et du traitement de ces pathologies par un personnel spécialisé s’avèrent donc essentielles et cruciales.

Notre clinique est équipée pour réaliser un large éventail d’examens neurochirurgicaux et d’interventions au niveau du cerveau. La clinique de chirurgie spinale se charge du traitement des lésions et des pathologies de la colonne vertébrale et de la moelle épinière.

 
 

Consultation privée

 

Consultation de neurochirurgie pédiatrique (UKBB)

 

Troubles moteurs

 

Consultation neurovasculaire

 

Base du crâne et hypophyse

 

Nous vous accueillons dans le bâtiment 1 (Klinikum 1), 1er étage, service ambulatoire de chirurgie.

 

Neurochirurgie vasculaire

La neurochirurgie vasculaire est une sous-spécialité de la neurochirurgie qui s’intéresse aux pathologies des vaisseaux cérébraux et à leur traitement. Elle consiste notamment à traiter les patient(e)s souffrant de malformations vasculaires, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de sténoses de l’artère carotide.

Au sein de l’Hôpital universitaire de Bâle, le traitement des maladies vasculaires a lieu dans un cadre interdisciplinaire. Il implique des spécialistes hautement qualifié(e)s dans les domaines de la neurochirurgie vasculaire, de la neuroradiologie interventionnelle et de la neurologie vasculaire. Notre institution est la seule de Suisse à disposer des compétences de personnels justifiant d’une double qualification (neurochirurgie et neuroradiologie interventionnelle). En conséquence, la collaboration quotidienne entre ces deux disciplines est idéale. Du reste, notre nouvelle salle hybride ultramoderne permet de réaliser simultanément des interventions chirurgicales et endovasculaires.

Les dossiers de nos patient(e)s atteint(e)s de maladies neurochirurgicales vasculaires sont passés en revue chaque semaine par des spécialistes de divers domaines dans le cadre de notre colloque interdisciplinaire «Stroke» (accident vasculaire cérébral, AVC), qui définissent au cas par cas la meilleure option thérapeutique. Les patient(e)s victimes d’un accident vasculaire cérébral sont examiné(e)s et traité(e)s de manière efficace, rapide et professionnelle au sein de notre «stroke unit» (unité AVC dédiée).

 
 

Anévrismes

Un anévrisme est une dilatation sacculaire qui résulte d’une faiblesse des parois vasculaires. Cette faiblesse peut être congénitale ou acquise dans le contexte de certaines comorbidités (comme l’hypertension artérielle).

La fine paroi de l’anévrisme peut se rompre et provoquer une hémorragie cérébrale (hémorragie sous-arachnoïdienne). Selon son ampleur, elle peut être caractérisée par des symptômes tels que les vives céphalées soudaines et les déficits neurologiques comme la paralysie, ou déboucher sur un coma, voire la mort. Les anévrismes non rompus ne sont généralement associés à aucune manifestation clinique. La plupart du temps, leur détection a lieu par hasard, lors d’un examen d’imagerie médicale de la tête (anévrismes de découverte fortuite).

Une rupture d’anévrisme avec hémorragie sous-arachnoïdienne constitue une situation d’extrême urgence. Le traitement consiste à refermer l’anévrisme et il est suivi d’un suivi neurochirurgical long et intensif. En règle générale, les patient(e)s sont admis(es) dans une clinique de neuroréadaptation à l’issue de leur traitement aigu. Les anévrismes fortuits asymptomatiques ne sont pas des situations d’urgence. Selon leur taille, leur configuration et leur localisation, ils doivent être refermés ou faire l’objet d’une surveillance étroite.

Le traitement des anévrismes peut être soit fermé (endovasculaire), au moyen d’un micro-cathéter spécial et de spirales en platine (coiling), soit ouvert, par voie chirurgicale (clippage). Notre équipe interdisciplinaire, composée d’expert(e)s de la neurochirurgie vasculaire et de spécialistes de la neuroradiologie interventionelle, détermine pour chaque patient(e) quelle est la méthode la plus appropriée.

Grâce à notre nouvelle salle d’opération hybride, qui est équipée d’instruments de chirurgie endovasculaire ultramodernes, nous sommes à même de proposer des soins vasculaires de pointe. Nous pouvons réaliser des opérations sur les vaisseaux cérébraux (par exemple de clippage) et contrôler immédiatement le résultat par voie endovasculaire, ou combiner des interventions ouvertes (chirurgicales) et des interventions endovasculaires dans le cadre d’un seul et même créneau au bloc opératoire.

 

Malformations vasculaires cérébrales

Les enchevêtrements et les fistules vasculaires sont qualifiés de malformations artério-veineuses (M.A.V.). Dans le cerveau, ces malformations sont souvent diagnostiquées dès l’enfance ou au début de l’âge adulte (entre 20 et 30 ans). En règle générale, elles sont congénitales et dans 40% des cas, une hémorragie cérébrale est le premier symptôme de la maladie. Toutefois, une M.A.V. peut aussi se manifester sous la forme d’une paralysie, de crises d’épilepsie ou de céphalées.

Notre équipe neurovasculaire interdisciplinaire, composée d’expert(e)s de la neurochirurgie vasculaire et de spécialistes de la neuroradiologie interventionelle, détermine pour chaque patient(e) quelle est la méthode de traitement la plus appropriée. Elle peut englober des mesures chirurgicales, endovasculaires, radiothérapeutiques, ou une combinaison de toutes ces techniques.

Grâce à notre nouvelle salle d’opération hybride, qui est équipée d’instruments de chirurgie endovasculaire ultramodernes, nous sommes à même de proposer des soins vasculaires de pointe. Nous pouvons réaliser des opérations sur les vaisseaux cérébraux (par exemple la fermeture d’une fistule artérioveineuse) et contrôler immédiatement le résultat par voie endovasculaire, ou combiner des interventions ouvertes (chirurgicales) et des interventions endovasculaires dans le cadre d’un seul et même créneau au bloc opératoire.

 

Cavernomes

En règle générale, les cavernomes (hémangiomes caverneux) sont des malformations vasculaires acquises du cerveau. Ils concernent l’encéphale dans 80% des cas et le cervelet ou le tronc cérébral dans 15% des cas.

Les cavernomes peuvent rester asymptomatiques durant toute une vie. Dans de tels cas, ils sont découverts par hasard à l’occasion d’un examen d’imagerie médicale de la tête. Les cavernomes symptomatiques sont souvent à l’origine de crises d’épilepsie, mais ils peuvent aussi provoquer des céphalées chroniques, des hémorragies cérébrales et des déficits neurologiques focaux (paralysie, trouble du langage, etc.).

Les cavernomes n’exigent pas toujours un traitement immédiat, en revanche ils doivent faire l’objet d’une surveillance étroite dès qu’ils sont identifiés. En cas d’hémorragie cérébrale, de symptomatologie corrélée ou de croissance d’un cavernome, il convient d’envisager un traitement. Il consiste généralement à évacuer le cavernome par voie chirurgicale. Cependant, cette ablation n’est pas toujours possible et elle dépend de la localisation dans le cerveau.

 

Accident vasculaire cérébral (apoplexie/attaque cérébrale)

Un accident vasculaire cérébral (AVC) se produit quand l’apport en oxygène du cerveau est interrompu. Une diminution de la circulation sanguine dans une ou plusieurs régions du cerveau entraîne la destruction de tissus cérébraux et de neurones, qui est qualifiée d’accident vasculaire cérébral, d’apoplexie cérébrale ou d’attaque cérébrale.

L’AVC peut être causé par des occlusions vasculaires aiguës dues à la migration de caillots sanguins (embolie), par une vasoconstriction (sténose), par des infections, par une augmentation de la pression intracrânienne ou par des hémorragies cérébrales. Une attaque d’aploplexie peut également provoquer une hémorragie secondaire dans le cerveau, qui est qualifiée d’accident vasculaire cérébral hémorragique.

Selon la région du cerveau et le côté concernés, différents symptômes se manifestent, parmi lesquels les paralysies, les troubles du langage, les troubles oculaires et la baisse de vigilance pouvant aller jusqu’au coma.
En cas d’accident vasculaire cérébral, la rapidité de prise en charge est primordiale. Pour que le processus examen-traitement se déroule le plus rapidement possible, les patient(e)s victimes d’un AVC sont suivi(e)s dans notre «stroke unit». Entièrement dédiée aux attaques cérébrales, cette unité est encadrée par une équipe de neurochirurgien(ne)s, de neurologues et de neuro-radiologues qui effectuent rapidement un bilan et assurent aux patient(e)s le traitement le plus intégral et optimal qui soit. 

Le traitement d’un accident vasculaire cérébral est principalement endovasculaire. Il consiste à rouvrir les vaisseaux obturés ou sténosés. Parfois, une intervention de neurochirurgie s’avère nécessaire, notamment en cas d’importante tuméfaction du cerveau provoquée par l’attaque cérébrale (on parle alors d’infarctus malin) ou d’hémorragies cérébrales à l’origine d’une augmentation de la pression intracrânienne. Une partie de la voûte crânienne est alors retirée pour réduire la pression dans le cerveau – et ainsi permettre la survie de la patiente ou du patient – ou pour drainer l’hémorragie cérébrale par voie chirurgicale.

 

Sténose de la carotide

Une sténose de la carotide désigne un rétrécissement de cette artère. Selon l’importance de l’étranglement, le risque d’accident vasculaire cérébral est plus ou moins élevé. Si le degré de sténose est supérieur à 80%, le risque annuel d’AVC est d’environ 3%.

En règle générale, la sténose de la carotide est due à une calcification (artériosclérose) des artères cérébrales. Elle est notamment due au tabagisme, à l’hypercholestérolémie, à l’hypertension artérielle, au vieillissement ou au diabète.

La sténose de la carotide peut être asymptomatique. Dans de tels cas, elle est identifiée par hasard ou lors d’un examen de routine. Les sténoses symptomatiques de l’artère carotide entraînent souvent des déficits neurologiques de courte durée («mini-AVC», attaque ischémique transitoire [AIT] ou déficit neurologique ischémique prolongé réversible [PRIND]) tels que les paralysies, les troubles du langage ou les troubles oculaires. Elles sont considérées comme des symptômes précurseurs de l’accident vasculaire cérébral.

L’objectif du traitement en cas de sténose de la carotide consiste à éviter l’apoplexie cérébrale. Selon le degré de sténose et les symptômes, le traitement peut être conservateur (médicamenteux) ou invasif (chirurgical ou endovasculaire).
Le traitement chirurgical consiste à évacuer les calcifications (plaques) dans la région de la sténose. Il est qualifié de thrombo-artériectomie. Le traitement endovasculaire consiste à élargir l’artère à l’aide d’un ballon, avec ou sans mise en place d’un petit tube constitué d’un fin treillis métallique (stent) qui la maintient dilatée. Les deux interventions sont réalisées sous neuromonitoring. L’activité cérébrale est mesurée pendant l’opération afin d’assurer une sécurité maximale pour les patient(e)s.
Les dossiers de tou(te)s les patient(e)s souffrant d’une sténose de l’artère carotide sont passés en revue chaque semaine par des spécialistes de divers domaines dans le cadre de notre colloque interdisciplinaire «Stroke» (accident vasculaire cérébral, AVC), qui définissent au cas par cas la meilleure option thérapeutique.

 

Traumatismes crâniens (traumatismes cranio-cérébraux)

Un traumatisme crânien est une lésion du crâne et des structures cérébrales qui résulte généralement d’un accident ou d’une agression physique. Son ampleur peut varier considérablement. Il peut aussi bien s’agir d’une déchirure contuse sans séquelles permanentes que d’une grave lésion ou d’une hémorragie cérébrale entraînant de sérieuses atteintes du cerveau et de l’organisme.

Un traitement conservateur à base de médicaments antalgiques et de ménagement peut être appliqué à la plupart des traumatismes crâniens légers. Les cas graves peuvent nécessiter une opération d’urgence vitale suivie d’un traitement de médecine intensive et d’une longue neuroréadaptation dans une clinique spécialisée.

 
 

Hémorragies cérébrales dans le cadre de traumatismes crâniens

Un traumatisme cranio-cérébral peut entraîner différents types d’hémorragies cérébrales. Si la plupart requièrent une opération d’urgence vitale, d’autres peuvent en revanche être traitées sans intervention chirurgicale. Les hémorragies consécutives à des traumatismes cranio-cérébraux sont classifiées selon leur localisation anatomique.

Hématome extradural: ce type d’hémorragie se produit entre l’os et la dure-mère crânienne (les pachyméninges). Un vaisseau sanguin artériel se déchire et en général, une hémorragie ne tarde pas à se former. Plus le saignement augmente, plus la pression sur le cerveau est élevée, ce qui peut entraîner des symptômes tels qu’une brève perte de connaissance sur le lieu de l’accident suivie d’un rétablissement rapide. Au fur et à mesure que l’hémorragie se poursuit, les patient(e)s sont sujet(te)s à une hébétude de plus en plus marquée, pouvant aller jusqu’au coma. C’est la raison pour laquelle les hémorragies épidurales requièrent souvent une opération neurochirurgicale d’urgence. Cette intervention consiste à ouvrir la boîte crânienne, à évacuer le saignement, à refermer le vaisseau hémorragique et à remettre en place le volet crânien. En l’absence de lésion cérébrale concomitante, le pronostic est généralement très favorable.

Hématome sous-dural aigu: il s’agit d’un saignement récent entre la dure-mère (pachyméninges) et la surface du cerveau, souvent provoqué par une lésion des veines qui traversent l’espace sous-dural à la suite d’un traumatisme. Selon l’évolution dans le temps, on distingue les hématomes sous-duraux aigus (récents) et les hématomes sous-duraux chroniques (anciens). La forme aiguë est généralement caractérisée par une hémorragie interne rapide qui exerce une pression sur le cerveau. Elle exige souvent un drainage chirurgical. Ces cas étant souvent accompagnés de lésions cérébrales, le pronostic est moins favorable et le taux de mortalité relativement élevé (30 à 80%). Le pronostic dépend aussi fortement de l’âge de la patiente ou du patient. Les patient(e)s symptomatiques n’ont qu’une option thérapeutique: l’opération immédiate avec drainage de l’hématome. Cette intervention requiert souvent l’ablation d’un gros fragment de la voûte crânienne. Dans la plupart des cas, ce volet osseux n’est pas replacé à la fin de l’opération car les lésions cérébrales concomitantes entraînent fréquemment une importante tuméfaction du cerveau.

Hématome sous-dural chronique: il s’agit d’un saignement ancien entre la dure-mère (pachyméninges) et la surface du cerveau, qui se développe lentement pendant plusieurs semaines et ne devient souvent symptomatique qu’au fil de l’évolution. Cette forme d’hémorragie est communément observée chez les personnes âgées ayant subi des blessures légères. Les symptômes typiques sont les céphalées, les altérations du caractère, les troubles de la marche et les paralysies. Le traitement des hémorragies chroniques symptomatiques consiste à percer deux trous de trépan dans la voûte crânienne, à évacuer le sang et à laisser un drain en place pendant 24 à 48 heures. Le pronostic est favorable, bien qu’environ 10% des patient(e)s présentent une rechute (récidive) qui nécessite généralement une nouvelle opération.

Hématome intracérébral (hémorragie contusionnelle): il s’agit de saignements qui se produisent directement dans le tissu cérébral. Les symptômes dépendent de la taille et de la localisation de l’hématome. Ces hémorragies font généralement l’objet d’un traitement conservateur, mais les plus expansives peuvent nécessiter une intervention chirurgicale. Le pronostic dépend de l’âge de la patiente ou du patient, ainsi que de la localisation de l’hématome.

 

Lésions de cisaillement au niveau du cerveau

Également nommées lésions axonales diffuses, elles constituent une forme spéciale de traumatisme cranio-cérébral dont le pronostic est relativement mauvais. Elles résultent souvent d’un choc de la tête sur des surfaces molles comme le revêtement d’une voiture. Dans ce cas, la force s’applique uniformément sur le crâne et provoque une lésion diffuse, c’est-à-dire répartie sur tout le cerveau. En revanche, les différentes régions cérébrales sont légèrement lésées et peu symptomatiques. Néanmoins, les lésions de cisaillement sont souvent à l’origine de graves handicaps car elles affectent le cerveau dans son intégralité. Un traitement chirurgical ne s’avère nécessaire qu’en cas de tuméfaction généralisée du cerveau (œdème cérébral). Les lésions axonales diffuses ne peuvent pas être traitées par voie chirurgicale.

 

Fractures de la voûte crânienne

Les fractures de la voûte crânienne, ou fractures du crâne, ne sont pas rares dans le cadre des traumatismes crâniens. On distingue les fractures avec luxation (ou dislocation), les fractures sans dislocation, les fractures comminutives et les fractures engrenées. Une distinction est également faite entre les fractures ouvertes et les fractures fermées. La brèche méningée est une forme particulière de fracture du crâne.

La plupart des fractures du crâne peuvent faire l’objet d’un traitement conservateur à base de médicaments analgésiques et de ménagement. En revanche, les fractures qui sont à l’origine d’une lésion de la dure-mère (pachyméninges) ou du tissu cérébral, engrenées ou disloquées, nécessitent habituellement un traitement chirurgical. En règle générale, les brèches méningées peuvent aussi faire l’objet d’un traitement conservateur. Dans de rares cas, une fuite de liquide céphalo-rachidien doit toutefois être traitée par voie chirurgicale.

Le pronostic des fractures du crâne dépend des éventuelles lésions cérébrales concomitantes. En l’absence de lésion cérébrale, il est très bon

 

Tumeurs du cerveau

Est qualifié de tumeur tout tissu anormal qui se développe sous l’effet d’une division cellulaire incontrôlée et endommage les tissus avoisinants. Les tumeurs cérébrales peuvent être issues du tissu cérébral (gliomes) ou des méninges (méningiomes), ou encore être des foyers secondaires de tumeurs affectant d’autres organes (métastases cérébrales).

Les symptômes d’une tumeur du cerveau sont très divers. Ils dépendent de la localisation de la tumeur et de sa taille. Souvent, les tumeurs cérébrales provoquent peu de symptômes – c’est notamment le cas des tumeurs à croissance lente qui concernent des régions cérébrales non fonctionnelles. Les céphalées, la nausée, les vomissements récurrents, les altérations du caractère, les phénomènes de paralysie et les crises d’épilepsie peuvent être des signes précurseurs d’une tumeur du cerveau.

Le traitement des tumeurs cérébrales est généralement chirurgical. Dans la majorité des cas, il vise à retirer complètement la tumeur. Selon sa localisation et sa taille, la résection totale n’est parfois pas possible ou judicieuse. En pareil cas, une biopsie (à l’aiguille) est recommandée.

Les dossiers de tou(te)s les patient(e)s souffrant de tumeurs cérébrales sont passés en revue dans le cadre de notre «tumorboard» interdisciplinaire, et un traitement personnalisé est défini au cas par cas. Le suivi ultérieur de ces patient(e)s a lieu auprès des neurochirurgien(ne)s, des neuro-oncologues et des neuro-radiologues de notre centre de neuro-oncologie.

La clinique de neurochirurgie de l’Hôpital universitaire de Bâle est très active dans le domaine de la recherche sur les gliomes. En parallèle de son activité clinique, le Prof. Luigi Mariani dirige un laboratoire de recherche sur les tumeurs cérébrales (Brain Tumor Biology Labor), qui s’intéresse notamment à la biologie des gliomes et développe de nouvelles possibilités thérapeutiques innovantes (comme les immunothérapies).

Le Prof. Dr méd. Dr sc. nat. Gregor Hutter a reçu un subside de professeur boursier du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Avec son équipe, il travaille au développement de nouvelles thérapies contre les tumeurs cérébrales malignes

 
 

Gliomes

Les gliomes sont les tumeurs cérébrales les plus fréquentes chez l’adulte. Ils prennent naissance dans le tissu de soutien (les cellules gliales) du système nerveux. Certains types de gliomes peuvent se manifester dès l’enfance, d’autres apparaissent seulement à l’âge adulte. On distingue communément les gliomes de bas grade (low grade gliomas) des gliomes de haut grade (high grade gliomas).

Gliomes de bas grade: dans la classification de l’OMS, les gliomes de bas grade sont qualifiés de gliomes de grade II. La plupart du temps, ils concernent des patient(e)s jeunes ou d’âge moyen (typiquement entre 30 et 45 ans), mais ils peuvent survenir dès l’enfance.
La croissance des tumeurs de bas grade est généralement lente. Par conséquent, elles provoquent des symptômes mineurs et ce, relativement tard. La croissance lente permet au cerveau de transférer les fonctions essentielles assurées par les régions cancéreuses vers d’autres régions saines. La plupart du temps, ces tumeurs, qui se développent lentement et n’entraînent que des symptômes mineurs, sont identifiées relativement tard – quand elles ont déjà atteint une taille conséquente. Les crises d’épilepsie peuvent être les premiers signes avant-coureurs des gliomes de bas grade. Les céphalées, les altérations du caractère, la fatigue, les vertiges, la démarche mal assurée, la nausée et les vomissements sont d’autres manifestations possibles. Grâce à un examen IRM, un diagnostic présomptif peut être établi et la patiente ou le patient peut être adressé(e) à un(e) neurochirurgien(ne).

En règle générale, le traitement consiste à réaliser une ablation chirurgicale, d’une part afin de réduire la pression intracrânienne causée par la tumeur, et d’autre part pour obtenir un diagnostic histologique précis. Plus la résection est radicale, plus le taux de survie est élevé. L’opération vise donc à pratiquer une exérèse aussi large que possible sans affecter les fonctions de l’organisme (langage, motricité, etc.). Selon la localisation et la taille de la tumeur, parfois seule une résection partielle ou une biopsie (petit prélèvement de tissu) peut avoir lieu. Ce type de tumeur se développant souvent à proximité ou à l’intérieur de centres du cerveau importants (par exemple «centre du langage», cortex moteur, etc.), de nouveaux outils très modernes sont utilisés – par exemple le microscope chirurgical, la neuronavigation et le monitoring peropératoire. Lorsque les tumeurs se trouvent près du «centre du langage» ou du cortex visuel, l’intervention doit avoir lieu en état de veille car ces fonctions ne peuvent pas être contrôlées si les patient(e)s sont endormi(e)s.

Au sein de l’Hôpital universitaire de Bâle, ces opérations sont courantes. Une équipe de neurochirurgien(ne)s, de neuro-anesthésistes et de neuropsychologues hautement spécialisé(e)s est formée exclusivement pour ce type d’intervention. En général, la chimiothérapie et la radiothérapie ne sont pas le premier recours en cas de gliome de bas grade. Elles ne sont indiquées que si, au cours de l’évolution, les tumeurs se transforment en gliomes de haut grade.

Le pronostic des gliomes de bas grade dépend de différents facteurs. Des études ont mis en évidence que l’ampleur de la résection est le principal facteur pronostique pour la survie à long terme. Un âge de moins de 50 ans, un petit volume tumoral et des symptômes mineurs exercent également une influence sur le pronostic. Par ailleurs, des facteurs de génétique moléculaire de la tumeur (par exemple la mutation du gène p53, la perte d’hétérozygotie (LOH) 1p/19q, la mutation des gènes IDH, etc.) ont aussi un impact.

Gliomes de haut grade: les deux tumeurs du cerveau les plus fréquentes sont le glioblastome (grade IV selon l’OMS) et l’astrocytome anaplasique (grade III selon l’OMS). Elles se manifestent généralement chez les patient(e)s âgés de 50 à 60 ans et prennent naissance dans le tissu de soutien du cerveau (la névroglie).

Les symptômes varient selon la localisation de la tumeur dans le cerveau. Une tumeur située à proximité du «centre du langage» entraîne des problèmes de production de la parole et de compréhension, une tumeur proche du cortex moteur peut être à l’origine d’une perte de force. En outre, des symptômes non spécifiques tels que les céphalées, les crises d’épilepsie, les altérations du niveau de conscience, la fatigue, les vertiges, la démarche mal assurée, la nausée et les vomissements peuvent se manifester. Ces tumeurs provoquent généralement une tuméfaction du tissu cérébral environnant qui accentue la symptomatologie. L’administration préalable d’un traitement médicamenteux par stéroïdes (Fortecortin), qui est fréquente, permet un soulagement.

Les interventions dans ce domaine font également appel à de nouveaux outils tels que le microscope chirurgical, la neuronavigation et le monitoring peropératoire, ainsi qu’à la technique moderne de fluorescence en lumière bleue (acide 5-aminolévulinique, 5-ALA), qui permet d’identifier et d’évacuer la tumeur de manière fiable. Selon les besoins, des procédés modernes d’imagerie médicale sont utilisés en amont de l’intervention, par exemple l’IRM fonctionnelle (IRMf) qui fournit de précieuses informations sur la localisation de la fonction du langage et des centres moteurs, ou la tractographie de fibres en IRM qui illustre la trajectoire exacte des principales voies nerveuses en profondeur du cerveau. La résection chirurgicale de la tumeur est habituellement suivie d’un traitement médicamenteux (chimiothérapie) et d’une radiothérapie (rayons) complémentaires. À l’issue de l’appréciation microscopique (histologique) finale du tissu évacué, un protocole de traitement personnalisé est défini dans le cadre du «tumorboard» hebdomadaire de notre centre de neuro-oncologie.

 

Méningiomes

En règle générale, les méningiomes sont des tumeurs bénignes à croissance lente qui prennent naissance dans la seconde couche des méninges (l’arachnoïde). La classification de l’OMS distingue trois stades (grades I à III). Les méningiomes de grade I sont bénins. Il s’agit de la forme la plus fréquente. Leur vitesse de croissance est réduite et le risque de récidive est faible. Les méningiomes de haut grade (grade III selon l’OMS) sont plus agressifs, mais beaucoup plus rares. Leur vitesse de croissance est élevée et ils ont tendance à infiltrer les tissus environnants. Le risque de récidive est élevé. Les méningiomes de grade II selon l’OMS constituent une étape intermédiaire entre le grade I et le grade III.

Les méningiomes concernent principalement les personnes âgées de 50 ans et plus. Les femmes sont environ deux fois plus affectées que les hommes.

La cause de l’apparition des méningiomes est encore méconnue. Le rayonnement ionisant est considéré comme un facteur de risque. Des études ont mis en évidence que les personnes exposées à une dose particulièrement forte de radiation présentent un risque nettement (six à dix fois) plus élevé de développer un méningiome. La neurofibromatose de type 2, une maladie génétique, est un autre facteur de risque.

Le traitement des méningiomes symptomatiques ou des méningiomes dont la taille augmente au cours de l’évolution consiste en l’ablation chirurgicale la plus complète possible. Les méningiomes de petite taille et asymptomatiques ne doivent pas être opérés. En revanche, ils nécessitent un contrôle annuel par imagerie médicale car leur taille peut augmenter au fil du temps. L’ablation complète de la tumeur permet généralement la guérison des patient(e)s. Si cette procédure n’est pas réalisable (par exemple quand la tumeur adhère à des vaisseaux ou des régions du cerveau d’importance cruciale), la radiothérapie est une solution efficace pour freiner la croissance de la tumeur résiduelle

 

Schwannomes vestibulaires (neurinomes de l’acoustique)

Les schwannomes vestibulaires sont des tumeurs bénignes des cellules de Schwann, les cellules de soutien du nerf vestibulaire. La plupart du temps, les symptômes s’expriment sous la forme d’une perte auditive unilatérale, d’acouphènes et/ou de troubles de l’équilibre. Malgré leur caractère bénin, selon leur taille ces tumeurs peuvent constituer un défi thérapeutique en raison de leur localisation délicate à proximité immédiate du nerf auditif, du nerf facial et souvent du tronc cérébral.

Il est possible d’adopter une attitude expectative en cas de tumeur de petite taille. La croissance tumorale est alors contrôlée par IRM dans le cadre d’examens radiologiques réguliers. Néanmoins, les chances de réussite d’une opération de préservation de l’audition sont plus grandes au stade précoce.

L’ablation chirurgicale avec surveillance de la fonction des nerfs crâniens par neuromonitoring est indiquée pour toutes les tumeurs, quelle que soit leur taille.  Les petites tumeurs peuvent aussi être traitées par radiothérapie ciblée (radiochirurgie). Dans la plupart des cas, cette mesure met un frein à la croissance de la tumeur. Les résultats et le taux de complications d’une opération et d’un traitement radiochirurgical sont largement comparables. L’objectif du traitement chirurgical consiste à retirer la plus grande partie possible de la tumeur tout en préservant les fonctions des nerfs crâniens (audition, mobilité du visage, équilibre et coordination). Une paralysie faciale portant gravement préjudice aux patient(e)s, la préservation du nerf facial est la priorité absolue du traitement. Le maintien de l’audition du côté atteint est possible dans la moitié des cas environ, mais il dépend fortement de la taille et de la configuration de la tumeur. Les troubles durables de l’équilibre et autres complications sont très rares et peuvent généralement être traités efficacement.

 

Tumeurs de l’hypophyse

L’hypophyse (glande pituitaire) est une glande de la taille d’un petit pois, suspendue par une tige à la base de notre cerveau, qui contrôle l’ensemble de notre métabolisme hormonal.
Environ une tumeur du cerveau sur cinq est une tumeur de l’hypophyse. Les adénomes sont les tumeurs hypophysaires les plus fréquentes. Ils sont quasiment toujours bénins. Selon leur taille, il peut s’agir de microadénomes (<10 mm) ou de macroadénomes (>10 mm). Les craniopharyngiomes, les métastases, les kystes (de la poche de Rathke) ou les germinomes sont d’autres tumeurs rares de la région hypophysaire.

Les tumeurs de l’hypophyse provoquent des symptômes tels que la défaillance de fonctions hormonales, la pression sur le nerf optique ou la surproduction d’hormones.
En général, les adénomes hypophysaires sont évacués par voie transnasale transsphénoïdale (abord mini-invasif). Certains (généralement, les adénomes à prolactine) sont traités par comprimés, initialement ou durablement. D’autres tumeurs exigent un traitement chirurgical réalisé sous endoscopie par une équipe interdisciplinaire composée d’un(e) neurochirurgien(ne) et d’un(e) oto-rhino-laryngologiste. Dans de rares cas, la tumeur doit être évacuée par voie intracrânienne (craniotomie).

Les dossiers de tou(te)s les patient(e)s souffrant de tumeurs de l’hypophyse sont passés en revue dans le cadre de notre «board hypophysaire» interdisciplinaire composé d’oto-rhino-laryngologistes, d’endocrinologues, d’ophtalmologistes et de radiothérapeutes, et un traitement personnalisé est défini au cas par cas.

 

Métastases cérébrales

Les métastases cérébrales sont des foyers secondaires de cellules cancéreuses issues d’autres organes. Il s’agit des tumeurs du cerveau les plus répandues. Près d’un tiers des patient(e)s atteint(e)s d’un cancer avancé développe des métastases cérébrales. Elles peuvent s’installer dans l’encéphale, dans le cervelet, mais aussi dans les méninges. Dans près de la moitié des cas, une seule métastase (isolée) apparaît, mais plusieurs métastases peuvent aussi se manifester. Les métastases cérébrales de cancer du sein ou du poumon sont les plus fréquentes.

La symptomatologie dépend fortement de la localisation des métastases dans le cerveau. Elles peuvent être à l’origine de symptômes non spécifiques consécutifs à une augmentation de la pression intracrânienne (céphalées, nausée, vomissements) ou de symptômes tels que les crises d’épilepsie, les paralysies ou les troubles du langage. Parfois, les métastases cérébrales sont découvertes par hasard, sans qu’aucun symptôme ne se manifeste.
En règle générale, elles sont diagnostiquées au moyen d’une IRM de la tête. Si aucun autre cancer (tumeur primaire) n’a encore été identifié, une tomodensitométrie de la cage thoracique et de l’abdomen permet sa recherche active.

Les possibilités de traitement d’une métastase cérébrale sont au nombre de deux: l’évacuation chirurgicale et la radiothérapie. En règle générale, ces deux méthodes sont complétées par un traitement médicamenteux (chimiothérapie). La décision d’opérer une métastase ou de la traiter par voie radiochirurgicale est prise au cas par cas dans le cadre du «tumorboard» hebdomadaire de notre centre de neuro-oncologie.

 

Hydrocéphalie

L’hydrocéphalie découle d’une production disproportionnée de liquide céphalo-rachidien (LCR) par rapport à sa résorption. La surabondance de LCR est permanente. Deux causes principales sont évoquées. D’une part, l’écoulement du LCR en dehors des cavités ventriculaires du cerveau, où il est formé, peut être perturbé par un obstacle mécanique (hydrocéphalie obstructive).

D’autre part, une moindre résorption du LCR dans les espaces péri-cérébraux peut être provoquée par d’éventuelles lésions dégénératives des structures responsables (hydrocéphalie à pression normale / hydrocéphalie communicante / hydrocéphalie normotensive).

 
 

Hydrocéphalie obstructive

L’obstruction mécanique des canaux d’évacuation du liquide céphalo-rachidien en dehors des ventricules cérébraux provoque rapidement des symptômes d’augmentation de la pression intracrânienne tels que les céphalées, la nausée et les vomissements. Les tumeurs, les kystes, les inflammations ou les hémorragies comptent parmi les causes habituelles. L’évacuation du processus expansif est le traitement de choix. Dans de rares cas, elle n’est toutefois pas réalisable. On a alors recours à la procédure de ventriculostomie endoscopique du troisième ventricule.

 

Hydrocéphalie à pression normale

Sur une période relativement longue, le volume du liquide céphalo-rachidien (LCR) augmente progressivement dans la boîte crânienne. La pression intracrânienne n’est pas élevée, ou très peu, car l’accumulation du LCR s’accompagne d’une diminution de la masse cérébrale. C’est la raison pour laquelle les symptômes apparaissent souvent tardivement et insidieusement. L’hydrocéphalie à pression normale est notamment caractérisée par une perte fonctionnelle du cerveau. Le tableau clinique typique est une triade regroupant une démarche hypokinétique (à petits pas) avec une large base de sustentation, des troubles amnésiques et une incontinence impérieuse – la triade de Hakim. Étant donné que la capacité du cerveau à résorber le LCR est durablement altérée, il n’existe aucun traitement causal. Le traitement de choix consiste à implanter un système sous-cutané de dérivation, par exemple ventriculo-péritonéale. Il permet de drainer l’excès de LCR depuis les ventricules cérébraux vers le péritoine. Généralement, le LCR est alors résorbé sans problème.

Les clichés mettent en évidence une obstruction des canaux d’évacuation du LCR en dehors des cavités latérales du cerveau par un kyste (kyste colloïde) dans le troisième ventricule.

 

Traitement endoscopique de l’hydrocéphalie obstructive

Au fil des ans, cette patiente a développé une hydrocéphalie en raison d’un obstacle à l’écoulement du liquide céphalo-rachidien entre le troisième et le quatrième ventricule (on parle alors de sténose de l’aqueduc). La vidéo montre de quelle manière il est possible de pratiquer, sous contrôle visuel, une nouvelle ouverture au niveau du plancher du troisième ventricule afin de contourner l’obstacle à l’écoulement.

 

Neurochirurgie fonctionnelle

La neurochirurgie fonctionnelle désigne le traitement chirurgical de maladies neurologiques qui ne répondent pas – ou plus – suffisamment au traitement purement médicamenteux. Les troubles moteurs involontaires dus à la maladie de Parkinson, les tremblements d’autres étiologies (comme les tremblements essentiels ou les tremblements liés à la sclérose en plaques) et la dystonie font notamment partie de ces pathologies. Des trous de trépan sont pratiqués dans le crâne pour implanter des électrodes de stimulation en profondeur dans le cerveau. Un stimulateur, également mis en place à demeure, génère un courant électrique que les électrodes diffusent dans les structures cibles du cerveau dont la fonction peut être influencée positivement. Les symptômes de la maladie sont ainsi soulagés. La dose médicamenteuse des patient(e)s peut être réduite, ce qui améliore leur qualité de vie. Cette méthode est qualifiée de «stimulation cérébrale profonde» (en anglais: «deep brain stimulation», DBS).
Les électrodes cérébrales profondes sont implantées dans les structures cibles avec une précision de l’ordre du millimètre, à l’aide d’une technique chirurgicale particulière: la stéréotaxie. Un cadre métallique est fixé sur la tête de la patiente ou du patient afin de lire les coordonnées de la structure cible au moyen d’un cliché radiographique. Les repères extraits permettent ensuite un pilotage de précision du dispositif mécanique. La stéréotaxie est également utilisée pour le prélèvement diagnostique d’échantillons tissulaires en cas de tumeurs cérébrales d’origine indéterminée (biopsie cérébrale).

Le traitement de la névralgie du trijumeau par des méthodes percutanées comme la thermocoagulation (oblitération du nerf trijumeau) et le traitement d’autres états douloureux chroniques par stimulation médullaire ou par implantation de pompes à médicaments entrent également dans le cadre de la neurochirurgie fonctionnelle.

 
 

Neurochirurgie stéréotaxique

 

Chirurgie épileptique

L’activité électrique incontrôlée des neurones dans le cerveau peut donner lieu à des crises d’épilepsie. Lorsque ces crises se répètent, on parle d’épilepsie au sens strict. La qualité de vie des patient(e)s atteint(e)s d’épilepsie chronique est fortement altérée, notamment quand les crises se répètent malgré le recours à différents médicaments. Nombre de ces patient(e)s présentent une épilepsie focale: une certaine zone du cerveau est «malade» et provoque les crises. Dans la plupart des cas, il est possible d’identifier la région cérébrale concernée et de la réséquer par voie chirurgicale. Les résultats de cette opération sont parfois étonnants: jusqu’à 90% des patient(e)s épileptiques sont ensuite indemnes de crises. L’USB possède des compétences spécifiques dans cette discipline médicale de pointe qui requiert une collaboration étroite entre des neurologues et des neurochirurgien(ne)s.

Amygdalo-hippocampectomie sélective du côté droit par voie trans-sylvienne et transinsulaire (d’après Yasargil).

Après l’ouverture du crâne à la jonction entre la tempe et le front, la formation hippocampale est exposée en profondeur entre le lobe frontal et le lobe temporal, puis évacuée

 

Neurochirurgie microvasculaire

 

Neurochirurgie pédiatrique

Il s’agit d’un élément clé de notre éventail de traitements, en coopération avec l’Hôpital universitaire pédiatrique de Bâle (UKBB). Vous trouverez davantage d’informations concernant le centre de neurochirurgie pédiatrique (USB-UKBB) sur le site Internet de l’UKBB.